Il faut passer de l'émotion à la raison. Il faut continuer à faire confiance à notre peuple ainsi qu'à la profondeur et la maturité politique de notre "révolution du jasmin". Il faut éviter à notre pays de sombrer davantage dans la crise économique et lui éviter la paralysie de ses appareils de production économiques chèrement édifiés par le travail des tunisiens. Il faut éviter la destruction de nos institutions et remettre au travail les milliers de nos cadres dont la compétence est indiscutable. Tout cela est vrai et notre devoir de révolutionnaire du jasmin et de citoyen responsable est de faire aboutir cet état de faits.
Ceci dit, il est nécessaire à mon sens de mettre en place des soupapes de sécurité et des mécanismes qui permettent au peuple tunisien et à sa jeunesse -artisan principal- de cette révolution de s'assurer que le travail du gouvernement de transition, quelque soit la nature de sa composition, se déroule dans le cadre qui lui a été tracé par cette révolution, d'appliquer ses directives et d'oeuvrer pour la réalisation stricte des objectifs qui lui ont été fixés. La confiance que nous faisons à tout gouvernement de transition doit être continuellement mise à l'épreuve à travers une information transparente et régulière sur ses actions. Pour m'expliquer plus clairement, j'aurais aimé entendre les ministres démissionnaires qui ont accepté de participer au gouvernement annoncé par M. Ghannouchi, il y a un peu plus de 24 heures, nous expliquer publiquement pourquoi ils ont changé d'avis. Nous dire que c'est en raison de la participation d'anciens responsable du régime de Ben Ali n'est pas suffisant, car ces derniers y étaient au moment ou ils ont accepté leur nomination. Maintenant que la parole est libre, ils n'ont plus d'excuse pour expliquer clairement leur décision.
Ceci me conduit à conclure que le peuple tunisien est en droit d'exiger et de disposer de moyens adéquats et efficaces qui lui permettent de participer à la réalisation de cette mission délicate. On appelle tous à la vigilance et personne ne conteste l'importance de cet appel, mais nous avons besoin à cet instant précis de mettre sur pied les mécanismes nécessaires et efficaces pour que l'appel à la vigilance devienne une réalité concrète et non un voeu pieux.
- J'appelle l'opposition, en particulier celle que les régimes précédant le 14 janvier 2011 ont condamné à l'illégalité, ainsi que tous les responsables de la société civile de réflechir à la manière d'organiser et de mettre sur pied de tels mécanismes.
- J'appelle les membres du gouvernement de transition sur lequel le consensus national aura abouti de faciliter cette tâche et d'en faire une priorité immédiate, nous prouvant par une telle action la sincérité de son engagement.
Soyons tous au niveau de la profondeur et de la maturité politque de notre révolution. Restons solidaires et concrétisons notre appel à la vigilance.
Vive la Tunisie libre, digne et démocratique.
Le 18 Janvier 2011
Ceci dit, il est nécessaire à mon sens de mettre en place des soupapes de sécurité et des mécanismes qui permettent au peuple tunisien et à sa jeunesse -artisan principal- de cette révolution de s'assurer que le travail du gouvernement de transition, quelque soit la nature de sa composition, se déroule dans le cadre qui lui a été tracé par cette révolution, d'appliquer ses directives et d'oeuvrer pour la réalisation stricte des objectifs qui lui ont été fixés. La confiance que nous faisons à tout gouvernement de transition doit être continuellement mise à l'épreuve à travers une information transparente et régulière sur ses actions. Pour m'expliquer plus clairement, j'aurais aimé entendre les ministres démissionnaires qui ont accepté de participer au gouvernement annoncé par M. Ghannouchi, il y a un peu plus de 24 heures, nous expliquer publiquement pourquoi ils ont changé d'avis. Nous dire que c'est en raison de la participation d'anciens responsable du régime de Ben Ali n'est pas suffisant, car ces derniers y étaient au moment ou ils ont accepté leur nomination. Maintenant que la parole est libre, ils n'ont plus d'excuse pour expliquer clairement leur décision.
Ceci me conduit à conclure que le peuple tunisien est en droit d'exiger et de disposer de moyens adéquats et efficaces qui lui permettent de participer à la réalisation de cette mission délicate. On appelle tous à la vigilance et personne ne conteste l'importance de cet appel, mais nous avons besoin à cet instant précis de mettre sur pied les mécanismes nécessaires et efficaces pour que l'appel à la vigilance devienne une réalité concrète et non un voeu pieux.
- J'appelle l'opposition, en particulier celle que les régimes précédant le 14 janvier 2011 ont condamné à l'illégalité, ainsi que tous les responsables de la société civile de réflechir à la manière d'organiser et de mettre sur pied de tels mécanismes.
- J'appelle les membres du gouvernement de transition sur lequel le consensus national aura abouti de faciliter cette tâche et d'en faire une priorité immédiate, nous prouvant par une telle action la sincérité de son engagement.
Soyons tous au niveau de la profondeur et de la maturité politque de notre révolution. Restons solidaires et concrétisons notre appel à la vigilance.
Vive la Tunisie libre, digne et démocratique.
Le 18 Janvier 2011
Très intéressant! Il faut continuer....Tes idées sont utiles au pays
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